| |

Brocéliande de
la Dynastie de Gaea
Excellente Cotation 3/6
Identification ADN N°
136584

Brocéliande, née le
8 Novembre 2006, est la fille d'Uranie et Vulcain

|
|
| |
Etymologie
La forêt de
Brocéliande comme l'île d'Avalon est partout et nulle part. Cependant,
c'est en forêt de Paimpont que la rencontre semble entre la légende et
Brocéliande semble se faire. La Forêt de Brocéliande fût le domaine
privilégié des légendes celtiques chantées par les poètes du Moyen-Age:
La Fée Viviane a séduit l'Enchanteur Merlin à la fontaine de Barenton,
Morgane a emprisonné ses victimes au Val sans retour,
Le chevaliers de la table ronde se sont rassemblés dans ce haut lieu de
l'imaginaire breton.
Si la forêt de Paimpont n'en est qu'un vestige, elle reste avec ses
brumes et ses eaux dormantes, un lieu plein de mystères.
Au 5ème siècle, l'Argoat couvre toute la Bretagne d'une forêt de chênes
et de hêtres dont Paimpont est l'ultime vestige important.
C'est aussi le refuge de populations encore païennes imprégnées de
traditions nordiques.
Les migrations bretonnes des 7ème et 8ème siècles vont poser sur ce
substrat de vieilles croyances des légendes d'outre-Manche.
Les moines du 9ème siècle vont intégrer ces mythes anciens à la religion
chrétienne pour mieux propager leurs doctrines
Au 12ème siècle, Chétien de Troyes, un des nombreux auteurs du roman
courtois, reprend la matière de Bretagne pour faire de la forêt le cadre
des exploits de ses héros et invente Brocéliande dans "Perceval ou le
conte du Graal"
Wace a séjourné en forêt de Paimpont est s'est sans doute inspiré de ces
lieux (la Fontaine de Jouvence, Comper) au fur et à mesure de ses
promenades pour associer ses récits à ces lieux magiques.
Brocéliande est alors située en Bretagne, sans que l'on puisse lui
attribuer un emplacement précis. Ce n'est qu'au 19ème siècle, que la
forêt du Graal est identifiée au plus grand domaine forestier breton.
Les aristocrates et érudits locaux, en quête d'identité régionale et
d'origines celtes, s'emparent de la forêt de Paimpont pour en faire un
haut site de légendes . Une gorge impénétrable est choisie pour
désigner le Val sans retour, un étang devient le Miroir aux fées. La
Fontaine de Barenton est identifiée.
Il reste qu'à parcourir les sentiers de la forêt bretonne, pour
découvrir les vallonnements feuillus où s'accrochent et se déchirent des
écharpes de brume, même sous le soleil estival, que l'on peut le mieux
ressentir au fond de soi, encore aujourd'hui, cette remontée des plus
anciens archétypes de l'âme humaine qui devaient avoir les visages de
Merlin et Viviane, d'Arthur et Morgane, Guenièvre et Lancelot.
|